8 juillet 2009

Quelques brèves

Rien à dire sur Michael Jackson, à part que a) jamais tellement aimé, même si ses tounes étaient accrocheuses, elle avaient le défaut d’être trop savamment marquetées à mon goût b) les grands médias se sont surpassés dans la couverture mur a mur d’un événement complètement insignifiant. Et après on s’inquiète du déclin de la grande presse.

Vous pensiez que la crise est en train de se résorber ? Si les bourses se sont un peu remplumées, les chômeurs américains sont toujours plus nombreux et les emplois très rares. Pour mémoire, souvenez-vous qu’en général l’assurance-chômage n’y est disponible que six mois. On s’en reparlera cet automne.

J’aime bien Jean-Claude Michéa. Comme George Orwell c’est un anarchiste tory, un homme de gauche conservateur. Son analyse des contradictions de la société moderne et du naufrage de la gauche est assez décapante. Pourquoi en effet laisser à la droite le monopole du gros bon sens ? Lisez donc cet entretien.

Y’en a marre des dépressions froides en altitude venues du Nord et qui nous empoisonnent le temps depuis le début de l’été. Je veux bien que l’Arctique se réchauffe, mais pas au détriment des latitudes moyennes. Après tout, ce sont NOS gaz à effet de serre. Et je déteste jardiner dans la boue.

Et pour le reste, ça fait plaisir de revoir un ami de jeunesse perdu de vue depuis 25 ans. Oui c’est un gros cliché mais c’est comme si c’était la veille. Et c’est fou comme si on change pas mal moins qu’on ne le croit en vieillissant.

Ça rassure.

***

Et tiens une belle découverte musicale, Hawa Dolo une belle musique d’Ali Farka Touré, de son album In the heart of the moon. Elle m’a émue un samedi matin triste. La video est un peu chromo, le texte qui l’accompagne aussi probablement, mais fermez vos yeux.

22 juin 2009

Prairies urbaines

Un soir d'errances sur le web, suis tombé sur un article qui parlait de la ville de Flint au Michigan, ex grand centre de construction automobile, qui veut carrément bulldozer certains quartiers à l'abandon pour les remettre en forêts ou prairies. Le Daily telegraph reprend d'ailleurs l'info. C'est un phénomène qui touche beaucoup d'autres villes de la rust belt américaine. Ces prairies urbaines sont dans le fond l'aboutissement du déclin d'un quartier progressivement délaissé par ses habitants qui partent en banlieue, ce qui le rend pas cher, éventuellement criminalisé, encore plus déserté, pour finalement être détruit par vandalisme et en partie rasé par la ville.

Cela donne des lieux étranges avec des densités plus faibles que les villages, même s'il sont souvent à deux pas des centre-villes. J'ai passé une soirée cet hiver à en explorer virtuellement (merci Street view de Google maps) à Flint,à Cleveland. Dans le genre, ceux de Détroit sont exemplaires:


Agrandir le plan

On a un certain malaise à voir ces lieux devenus presque bucoliques, probablement peu fréquentables, ultimes plaies d'une grave maladie urbaine. Cela me rappelait une lecture de l'Histoire du paysage français où Jean-Robert Pitte parle de ces villes de l'empire romain à son déclin devenues trop grandes et indéfendables qui se sont rapetissées en construisant des remparts à même les monuments du temps de leur apogée.

Les barbares venaient d'ailleurs.
Ce n'est plus le cas maintenant.

Mais toujours les riches gardent leurs villas.

19 juin 2009

vacances

Je suis officiellement en vacances aujourd'hui. Disons que depuis le début juin ça c'était calmé, mais reste qu'entre les activités pédagogiques, le cours aux adultes, les réunions et la planification de la prochaine session, l'esprit était encore pas mal au boulot. Ne me reste que la planification fine des cours de la prochaine session que je ferai au cours des prochaines semaines. Et si je ne me plains pas de mes conditions de travail, sachez que les deux mois de vacances d'un enseignant ne sont pas volées. Un bon prof ne peut simplement pas oublier son travail quand il arrive à la maison. Les piles de copies le lui rappellent.

Que faire des ces deux mois ? à court terme beaucoup de jardinage, j'ai deux plates bandes à refaire et replanter (oui Carole tu auras des photos!), le muret éboulé s'est transformé en rocaille à grand déploiement et j'ai modifié complètement une autre héritée des proprios précédents. Geste territorial, à haute portée symbolique.

Il y a aussi de la peinture en masse, de la redécoration encore là pour m'approprier cette maison toujours encore un peu étrangère. Ça fait maintenant deux ans que j'y suis et disons qu'elle m'a porté chance, je n'ai jamais eu autant de boulot. Heureusement d'ailleurs, ça coûte les rénos.

Je ne me fais pas trop de projets cet été sinon que de passer du temps à Québec et peut-être dans le Bas du fleuve et en Gaspésie si mes amis là-bas ont quelque paillasse disponible. Petits voyages d'ailleurs bien débutés cet été avec la découverte avec les collègues profs de la région de Thetford Mines. Étrange ville mangée par les terrils et les mines d'amiante qui l'ont fait exister longtemps. La campagne autour est sans doute l'une des plus belles du Québec. sans doute parce que épargnée par le tourisme et l'abus de résidences secondaires.

Et comme cadeau de fin de session : un ultraportable (netbook) qui me permet de vous écrire en direct du jardin, où les lilas tardifs achèvent de fleurir. J'ai résolu aussi de lire la Recherche du temps perdu. Suis rendu à la page 57. Il ne m'en reste que 2387.

Ne vous étonnez pas si mes phrases s'allongent.

30 mai 2009

Non message

Quand on ouvre un fichier de texte, il y a toujours cette barre d'insertion qui flache.
Qui exige.
Je lui dis non
ce soir.

23 mai 2009

Une belle chanson

Toujours néyé de corrigeage je suis.
Alors un classique en pensant à mon ami Bertrand que j'aimerais bien revoir. Une chanson argentine reprise par un chanteuse française. Assez connue.


Et tiens, une autre. Au Ed Sullican Show. Le droit d'auteur étant coriace en France, même si la chanteuse est morte il y a 46 ans et que la chanson date des années 1930.


Très noir et blamc.

6 mai 2009

Le gaz

Noyé de corrections je suis.
Toumani Diabaté me les rend moins pénibles. Quand je faisais de la radio, il y avait cette toune que Yves Bernard m'avait mis dans la tête. Il venait à chaque année essayer de convaincre le patron de l'intérêt de la musique africaine et ethniqye en général. Moi, j'aimais bien la musique africaine. Actuel était pour, et je me disais que tant qu'à mettre de la musique de danse, pourquoi pas mettre des musiques du monde, en plus ça fitte dan le mandat radio communautaire du CRTC

J'ai découvert un continent, Me suis jamais rendu à la musique de danse.
Belle chanson que je retrouve: Africa par Songhai, un mélange de musique espagnole et malienne. Toute l'Afrique est là. Nommée par d'autres.
Elle a tant à dire pourtant.


Mais ce que je me demandais vraiment : cette chanson de Brel est-elle sexiste ?

Je ne suis pas féministe,
ce n'est pas normal.

Mais je m'en fous.

2 mai 2009

Putasserie

Si on se fie à l'envahissement des pubs, Le Monde est plus pute que le New York Tines.
Cyberpresse ou Canoé beaucoup moins, mais il est vrai que ce sont des danseuses.

19 avril 2009

Tague

Ouais suis en retard. Mais c'était déjà écrit. Il fait trop beau pour bloguer.
Voici donc ma réponse à la tague littéraire qui circulait chez les blogues que je lis.

1. Coins cornés ou marque-page ? J’aime trop les livres pour les corner. J’ai souvent des signets, mais rarement quand j’en ai besoin, alors tout ce qui traîne y passe, factures etc. Ou bien je renverse la livre là où j’en suis. Bon signe si je le reprends.

2. Un livre en cadeau ?
C’est ce que je donne généralement, ça simplifie le magasinage.

3. Lis-tu dans ton bain ?
Suis un homme de douche et les quelques fois que j’ai essayé de lire au bain j’ai trouvé ça très inconfortable.

4. As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
Souvent, mais pas de la littérature. En fait, avoir le temps, j’écrirais un manuel pour chacun des cours que je donne.

5. Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?
Du bien si elles m’accrochent et alors la série y passe en temps record, j’ai lu comme ça les Chroniques de San Francisco dernièrement. Je me souviens il y a trente ans d’avoir séché des cours pour finir le Seigneur des Anneaux. Mais a priori les séries ne m’attirent pas tellement. Pur snobisme de ma part.

6. As-tu un livre-culte ?
Plusieurs. Ado, je prenais les bois avec le Walden de Thoreau. Aujourd’hui, j’ai plutôt des auteurs cultes : Jacques Ferron, Giono, Lewis Mumford., Julien Gracq et tant d’autres.

7. Aimes-tu relire ?
Oui, depuis des années je lis et relis les chroniques d’Alphonse Allais ou de Vialatte en m’endormant. Des fois aussi un Maigret ou un San Antonio pour l’ambiance et les souvenirs de jeunesse.
.
8. Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livre qu’on a aimés ?
Cela m’est arrivé souvent du temps où je faisais de la radio, y compris ceux de livres que je n’ai pas aimé. Sinon, je ne cours pas les rencontres mais comme j’ai un bon ami et voisin dans le milieu littéraire m’est arrivé de rencontrer et d’écluser quelques bières avec des écrivains que j’admire. Suis toujours gêné de leur dire que j’aime leurs livres. Eux aussi je pense, et ce n’est pas le moment non plus. Il s'agit de boire un coup entre amis.

9. Aimes-tu parler de tes lectures ?
Oui sûrement, tout le problème étant de trouver des interlocuteurs.

10. Comment choisis-tu tes livres ?
Au hasard des librairies, par des recommandations d’amis ou d’autres lectures. Je m’encombre aussi de bouquins dénichés pas cher dans les foires, ventes et autres librairies d’usagés. Je ne les lis pas toujours.

11. Une lecture inavouable ?
La Tribune de Sherbrooke ;-)

12. Des endroits préférés pour lire ?
N’importe où pour vu que je sois bien, le plus souvent assis, suis inconfortable couché.

13. Un livre idéal pour toi serait ?
Celui que je n’ai pas lu.

14. Lire par-dessus l’épaule ?
Jamais. C’est trop indiscret.

15. Télé, jeux vidéo ou livres ?
Je n’ai pas de télé, les jeux vidéo m’indiffèrent, mais internet est un gros concurrent.

16. Lire et manger ?
Que des journaux ou revues, les livres se tiennent rarement seuls. Mais parfois quand suis vraiment dedans, il y a moyen de coincer les pages sous une assiette avec un ustensile quelconque pour éviter qu'elles ne glissent.

17. Lecture en musique, en silence, peu importe ?
Peu importe, des fois de la musique ou la radio en fond, mais quand je lis, je n’entends rien.

18. Lire un livre électronique ?
Je lis beaucoup à l’écran de l’ordi, mais je ne vois pas tellement l’idée de m’encombrer d’un bidule supplémentaire.

19. Le livre vous tombe des mains, aller jusqu’au bout ou pas ?
Jamais. J’espère quand même dépasser un jour la page trois d’ À la recherche du temps perdu.

20. Qu’arrive-t-il à la page 100 ?
Ce qui devait arriver.

21. Un livre que tu donnerais à ton pire ennemi ?

Il n’en mérite pas un. Il ne lit probablement pas anyway.

13 avril 2009

Actions urbaines

J'ai passé la fin de semaine à Montréal, ou pour être précis dans ma banlieue natale. Ma virée culturelle du samedi était chargée. Musée des beaux arts: check pour l'expo Van Dongen. Il dessinait dans les journaux satiriques de la belle époque. Y compris le Canard libre qui deviendra enchaîné plus tard. Il y avait aussi plein de monde à l'expo commémorative du bed in de Yoko Ono et John Lennon. Expo touchante, avec toutes les déconstructions de circonstance. On en sort quand même ému, malgré la foule.

Suis allé ensuite au Centre canadien d'architecture. Il y avait Actions cette expo que j'ai bien aimé, qui parle de choses concrètes pour améliorer la vie en ville. Le problème étant que pour en parler je devrais utiliser tout le vocabulaire branchouille contemporain. Dérives urbaines, appropriation de l'espace, subversion, dans un mode festif et transgressif. Il y a de joyeuses idées dans tout ça. Mais comme je ne travaille pas pour un organe urbain, vous m'épargnerez le texte de circonstance, utilisez dans un ordre aléatoire tous les vocables ad hoc et vous aurez un compte-rendu.

De ces appropriations de lieux, j'ai bien aimé celle d'implanter des bancs dans les espaces vacants.

Il n'y a aucun banc sur les terrains de Centre Canadien d'architecture.

Ça ferait désordre.

Allez voir le site de l'expo Actions, ça fait quand même réfléchir.

8 avril 2009

Grand déjeuner chez Desmarais

Un collègue me faisait remarquer l''autre jour à quel point la Caisse de Dépôt était devenue proche des Desmarais. C'est là que son ex président Henri-Paul Rousseau travaille. Il me disait aussi que cet ultra fédéraliste qu'est Desmarais devait être heureux, voire derrière, sa déconfiture puisque voilà un outil financier important pour le moins amoché. Avec les déclarations fédéralistes de son ami Sarkozy cela fait deux soutiens de poids neutralisés. J'ai souri, un peu troublé, mais bon, comme je ne suis pas porté sur les thèses conspirationnistes j'ai laissé passer.

Or que lis-je dans le Devoir ?(1). Le nouveau président de la caisse s'empresse de rencontrer tout le Québec Inc au siège social même de la Power Corporation.

Je ne suis plus troublé. Inquiet plutôt.


(1) Accès abonnés. On en parle pas dans Cyberpresse. Évidemment.

5 avril 2009

Dessine moi (avec) un mouton

On connaissait le génie des alpages et ses moutons délriants mais ça ce sont des bergers brillants


Trouvé chez Naked Capitalism

4 avril 2009

Rapaillages d'un samedi

Juste avant d'écrire ce billet j'étais allé fumer une cigarette sur la galerie, histoire de profiter du temps doux et de voir si les fleurs se pointent. C'est alors que j'ai fais oups !

Le muret du coté est finalement tombé. Depuis quelques semaines il était bombé et probablement que les pluies d'hier ont en quelque sorte crevé l'abcès. Ce n'est pas une surprise, il était tombé déjà juste avant que j'emménage ici et disons que sa reconstruction s'est faite à l'abri de toutes les règles de l'art. On ne doit pas empiler plus que quatre de ces horribles blocs de béton, il y en a six ou sept. Comme en plus le très chaouin propriétaire précédent a mal posé les tuyaux de drainage, le limon sableux du mort-terrain se sature d'eau, devient visqueux et en coulant fait s'écrouler le muret.

Résultat final: je vais rescaper les bulbes de tulipes déterrés brutalement et voir si au fond ce muret sert à quelque chose. La pente plus au fond tient bien sans blocs et comme ils sont horriblement laids...

On rebloguera plus tard.

Petite annonce. À donner: blocs de bétons parfaits pour murets de mauvais goût dans banlieues cheap.

28 mars 2009

Premières fleurs

Il a fait un temps superbe aujourd'hui. Et voici mes premières fleurs
Des crocus évidemment. Souvent faux signal du printemps réel, il neigera encore, mais il y a un certitude: le cycle des fleurs est en marche.

Et on est deux semaines en avance sur l'an dernier ;-)

27 mars 2009

Limites techno

Je me rends compte que j’ai des limites aux technologies. Je crois que c’est sain. Je ne m’en vante pas tellement. Elles viennent souvent d’une simple paresse. Ainsi Twitter. Suis bien trop lâche pour faire rapport de ce que je fais. D’autant que je pense que ça n’a strictement aucun intérêt pour qui que ce soit.

De même, je n’ai pas de téléphone portable. Si je ne suis pas chez moi, c’est que je suis occupé à autre chose, alors je ne vois pas l’urgence. Suis ailleurs. Sans compter que cela évite cette question ridicule : Té où ? Question oiseuse que la ligne «terrestre» évite. (La métaphore est intéressante: peut-il y avoir une liaison autre que terrestre ?)

Il arrive de temps en temps que le cell d’un étudiant sonne en classe. Ils en sont toujours très gênés et la classe ridiculise souvent le coupable. C’est agaçant, mais j’en profite souvent pour faire remarquer à l'ensemble des étudiants à quel point ils sont esclaves, communicables à merci et obligés de rendre des comptes tout le temps et toujours. Je les rassure ensuite un peu en me traitant de vieux croûton qui n'en a pas besoin.

Leurs réactions perplexes me suffisent.

24 mars 2009

Elis Regina

Pas le temps d'écrire alors...



Voici la seule version brésilienne: Au studio. Parce que toute chanson contemporaine est souvent trichée.


Grande chanteuse.

15 mars 2009

Alleluia !

Ça commence à sentir le printemps.



John Cale chante de Hallelujah de Leonard Cohen, une de mes chansons fétiches que je viens de retrouver. Comme le plaisir de marcher en souliers et sans manteau d'hiver.

7 mars 2009

Ces gens là

Curieux, mais j'ai fais un lien entre cette chanson là et la crise.

Jacqes Brel - Ces Gens La

Faut vous dire, monsieur, que chez ces gens là, on ne pense pas,
on compte.

4 mars 2009

Relâche

Quelle belle invention que la semaine de relâche. Une ville comme Sherbrooke redevient provinciale faute d'étudiants. J'avais prévu la passer à corriger mais comme j'ai du retarder mes examens, me voici avec plus de temps que prévu. Pris enfin cette photo de la rivière Saint-François au parapluie magrittien perdu dans les glaces.Du temps aussi pour décrocher et lire. J'ai mis la main sur une des rares choses de Jacques Ferron que je n'avais pas lues, ses lettres à John Grube. Je pense parfois que c'est dans ses lettres et entretiens qu'on saisit bien la profondeur de Ferron, sur cet étrange pays qu'il sentait, comme un psychanaliste s'identifie à son patient. Il me reste cette phrase parmi tant:

Le Québec est comme une bête vivante ; il n'est pas facile à comprendre. Il ne se serait pas choisi pour héros tant d'hommes forts s'il n'était pas peureux

Tout le problème étant qu'il les choisit louseurs, ce qui lui permet de demeurer dans les limbes. Par peur d'exister.

***
Je ne savais pas trop quoi penser de cette histoire de reconstitution de la bataille des Plaines d'Abraham. Autant il est bizarre de vouloir célébrer une défaite, autant je ne vois pas tellement de problème à laisser jouer aux soldats des adultes déguisés en costumes d'époque. Grâce au site de l'ONF j'ai vu le film de Jaques Godbout sur la question. J'ai un vague souvenir que Le sort de l'Amérique n'avait pas été tellement bien accueilli à l'époque.

Au fond, j'aime bien le point de vue qui ressort du film: les Plaines d'Abraham sont une défaite de la France, pas celle des Canadiens du temps. D'ailleurs la nation canadienne-française n'existait pas encore à l'époque. Là dessus, je suis du même avis que Ferron ou Fernand Dumont: ce qui sera la nation québécoise commence à poindre vers 1840. C'est à dire au moment où Lord Durham saisit la teinte nationaliste des troubles de 1837 au Bas-Canada. alors que la même révolte dans le Haut-Canada n'était que sociale et anti-coloniale. Que ces événements soient suivis par la parution première histoire nationale du Québec, celle de Garneau en est un symptôme évident.

***
Une seule chose m'a un peu agacée dans le film de Godbout: ce vieux cliché de l'histoire qui n'est plus enseignée au Québec et que c'est donc dommage. C'est faux. Le problème est plutôt qu'à force de se chercher une légimité scientifique l'histoire n'est plus un récit. Le voudrait-elle qu'elle serait mise en pièces par la post-modernité ambiante. Sans compter qu'elle oblige à penser qu'on a pu vivre autrement, ce qui nuit à la consommation des ménages, seule clef la relance économique.

Et je ne parle pas des obstacles au commerce.

26 février 2009

À la santé de ma nièce

Depuis quelques années j'héberge ma nièce qui aime bien la danse et la chorégraphie. Ce n'est pas ma spécialité. Mais luii ai montré celle là. Elle a été surprise. Et comme c'est sa fête, cadeau.



You're gotta be be cool for the world's that's commin' ahead