23 novembre 2018

À tous ceux qui ne me lisent pas

C’est avec un drôle de sentiment que je m’en allais à la salle 9 de la Maison du cinéma voir LE film. Déjà que le lieu m’est étranger, je vois un film aux dix ans en moyenne, c’était encore plus paradoxal d’y aller pour une œuvre consacrée à des gens connus et côtoyés depuis 20 ou 30 ans. Étreints les deux vrais personnages du film, entrevus les comédiens qui les interprètent, je prends mon siège dûment réservé et identifié et j’attends le film en saluant les gens que je connais, car Sherbrooke est un grand village.



Fade out, le film débute. Que les images sont belles ! Le poète habite un immeuble en voie de transformation où l’on voit affiché ce slogan : Habitat Nelligan… vivre la poésie urbaine. Ironie toute boisvertienne, puisqu’il en sera expulsé. Au début, un petit malaise : non, Yves n’était pas tout à fait ceci, ni cela, mais, et tout le génie du film est là, on se rend compte que ça n’a aucune importance. Martin Dubreuil a une barbe que je n’ai jamais vue chez Boisvert et Céline Bonnier est aussi blonde que Dyane est noire. 
Et alors ? 
Alors rien. 
Ou plutôt tout est là. Le film de Yan Giroux transcende et sublime le banal biographique. Dubreuil n’est pas Boisvert, il en est la quintessence, une sorte de poète absolu qui, mieux qu’un long discours, démontre ce que c’est que de se donner à son art. Et comme on est au cinéma, c’est ce qu’on voit. Tout le film va en ce sens.

Par exemple, il arrive quelques fois que la caméra quitte la trame narrative du film pour explorer des lieux étranges, des portions de ciel ou de rivière. Une poésie visuelle, en quelque sorte. C’est précisément ce qui se passait lorsque je marchais avec Yves à explorer les territoires du comte d’Hydro au moment où il préparait La Pensée niaiseuse. Il fallait l’entendre décrire toute la sémantique des entrelacs de fils électriques qui ornent nos paysages. Pure poésie. 

Voilà précisément pourquoi ce film m’a ému. J’y ai retrouvé mon ami transfiguré par tout ce que le cinéma comporte de moyens mis au service de l’évocation de ce qu’il a été. 

J’en remercie toute l’équipe. 

Et courez voir ce très beau film; cernés par les monstres hollywoodiens, les films québécois ont une courte espérance de vie en salles.

17 novembre 2018

Le retour du chaouin ?

Disons oui et non. C'est que le titre de ce blogue risque de devenir sujet de recherche d'ici peu. Le mot chaouin est rare et c'est mon ami le regretté poète Yves Boisvert qui me l'avait expliqué. Or il se trouve qu'il aura une célébrité posthume grâce au film qu'il a inspiré à Yan Giroux:
Bien hâte de voir ce film qui promet. Suis même invité à la première locale et j'en reparlerai peut-être.

En bon chaouin qui profiterait de travaux routiers détournant la circulation dans son rang perdu pour vendre quelques cossins, allons-y donc pour un peu de promo !  Car si je ne blogue plus tellement c'est que je chronique. À la même radio où j'ai connu Yves. Donc tous les dimanches entre 13h et 16h je suis de l'équipe de Rien à déclarer avec mes collègues Daniel Desroches et Mathieu Saint-Hilaire et j'y parle en première heure de livres qui m'ont intéressé. Cette semaine, je vous propose ceci: 
«Ah Mainmise ! Pour ceux qui étaient jeunes dans les années 1970, c’était l’espoir d’une société nouvelle, d’une utopie possible. Arrivent les années 1980 : la crise pour certains, le fric pour les autres. Les hippies deviennent yuppies ou sont marginalisés. Que reste-t-il de cette joyeuse époque ?  Voilà la question qui sous-tend cet étonnant album que propose Marc-André Brouillard. Nos Racines psychédéliques est un scrap-book où se mélangent textes d’époque et témoignages des survivants de l’épopée mainmisienne dans un graphisme tout droit sorti des grandes années de la revue. Une plongée dans la mémoire d’une époque pas aussi révolue qu’on ne le croit que je vous propose à Rien à déclarer dimanche 18 novembre entre 13h et 16h par le moyen d’une survivance de ce temps qu’est CFLX, la radio communautaire de l’Estrie. On la trouve au 95,5 MHz FM, si vous lisiez Mainmise ou sur le web, si vous n’en savez rien. »

Voilà la promo faite. J'ajoute qu'on évoquera la mémoire de notre ami Yves Boisvert en troisième heure avec quelques extraits où on entend sa grande voix. En passant, l''émission est en rediffusion et en balladodiffusion pendant une semaine via le site de CFLX.

Reviendrais-je à ce blogue ? Peut-être pour y annoncer mes chroniques. Pour le moment, ce début novembre est dur et froid, il y a déjà un pied de neige sur Sherbrooke. Froid comme celui de novembre 1995, après un certain référendum. J'entends Boisvert me dire à l'oreille qu'on hiberne depuis tout ce temps là.

P.S. Un salut particulier à ceux et celles qui suivent encore ce blogue, heureux de vous y revoir !

26 février 2015

Salut Réal et Merci

Je n'écris plus dans ce blogue et au risque d'en faire une rubrique nécrologique voici cet hommage à un ami mort tragiquement sous les glaces de la rivière Saint-François.

J’ai connu Réal Bergeron sans le savoir. Il animait le soir à CFLX une émission d’humour très douce, sourire en coin. Ce ne pouvait pas être autrement puisqu’elle s’intitulait Brigitte et s’ouvrait sur la chanson Brigitte, petit chef d’oeuvre de Brigitte Fontaine. J’entends encore sa voix basse, ironique et pourtant fragile nous débiter des aphorismes de son cru dans son inimitable accent beauceron-lorrain. 



À l’époque, j’était braqueur à Braque, chargé par mon ami Desroches de chroniquer les revues et la Steph de Monac occasionnelle. 

J’allais connaitre Réal, devenu directeur de la station en entrevue d’embauche. À l’époque, devant le taux de chômage astronomique, l’assurance chômage et le Béhesse rivalisaient de programmes d’emploi généreux et arrosaient copieusement les groupes communautaires pour se refiler ces jeunes et diminuer les statistiques. L’entrevue fut désastreuse. Pistonné par Réal, qui me connaissait de Braque, j’ai surtout effrayé la responsable de l’information au CA par mon attitude dégingandée. Il me réchappa quand même et c’est ainsi que je devins journaliste à CFLX.

Suivirent cinq années de gros plaisir. Dégrossi en journalisme par Marcel Gagnon et en relations publiques par Louise Larreau, je me suis pris de plaisir à couvrir le municipal avec les collègues Dufresne de La Tribune, Flannagan et Larochelle de CHLT et Proulx à CJRS qui m’ont aussi montré le métier. Et comme le maire de l’époque était pittoresque on s’est beaucoup amusés. Je dois aussi à Réal de m’avoir permis toutes les rencontres et expériences merveilleuses qui s’en suivirent. Oui, de belles années de ma vie.

Rien n’était facile à CFLX. L’argent manquait toujours et le pari d’essayer simplement de stabiliser l’emploi des tous les talents qui y sont passés était impossible à relever. Mais Réal a toujours réussi à y maintenir une sorte d’exigence, ce que les administrateurs patentés d’aujourd’hui diraient une vision. Elle était simple: faire de la bonne radio. Quant à savoir ce que cela voulait dire, je ne l’ai jamais trop su. Fallait simplement le faire. 

Il y avait quand même une chose: le «son» CFLX. Réalité protéiforme qui synthétisait tous les apports de tous et celles qui faisaient cette radio, des bénévoles aux gens de jour, oreilles aguerries et ouvertes. Du franco oui, de Brel à Bérurrier Noir en passant par Sarcloret, Thiéfaine. Québécoise aussi, à découvrir Desjardins et les mille chansons passées aujourd’hui sans oublier les Corcoran, Séguin de toujours. De tous ces chanteurs, Réal n’était pas toujours convaincu au départ, mais jamais fermé. Même que Yves Bernard l’a presque convaincu d’aimer la musique du monde…

C’est peut être ce qui lui a permis d’être le recordman de longévité des directeurs généraux de radios communautaires urbaines. Quand je lui ai succédé, j’ai pu constater que sa réputation était légendaire dans les radios communautaires du Québec. Même la hautaine DG de CIBL, une certaine Line Beauchamp, ne tarissait pas d’éloges à son endroit. Dommage qu’elle n’ait pas appris plus de lui sur la gestion de crise. 

Quand j’ai succédé à Réal à la direction de CFLX, j’ai pu le connaitre autrement. J’ai vu un homme sérieux, impitoyable et rigoureux sur les comptes, conscient de tout ce qu’il avait fait de juste ou d’injuste, de bon ou de mauvais. Fatigué aussi peut-être, faute de moyens, de dire non au souhaitable en se résignant au possible. Il m’a surtout appris que sans la passion il vaut mieux s’en aller ailleurs. Mon CA ne tardera pas à me trahir en ce sens. Ce sont choses qui blessent le gens qui doutent mais qui ne le montrent pas. S’en suivent des plaies difficiles à cicatriser qu’on évite ensuite de réouvrir.  

Quand on doute peu, on change plus souvent d’opinion. Myopie du portefeuille. 

Mon plus grand plaisir aura été de revoir Réal en dehors de la radio. C’est que je savais qu’il aimait l’art, pratiquait la peinture même si je n’ai jamais compris la sienne, ce qui le faisait bien rire. Mais quand j’enseignais au Bac en enseignement secondaire, il m’est arrivé souvent d’avoir recours à ses services. Vous dire comment il savait simplement interroger, l’air de rien, un groupe de jeunes devant des peintures, leur en faire parler, les écouter les amener ailleurs, simplement un peu plus haut qu’ils étaient. Il était heureux dans un musée.

Je le revois au Musée des Beaux Arts de Montréal, il nous amène devant l’Étoile Noire de Borduas, une oeuvre que j’avais vue cent fois, m’accrochait l’oeil sans qu’elle ne me dise rien. Je le provoque: qu’ont à dire ces cinq taches noires sur fond blanc ? Et Réal d’expliquer que rien de cette toile n’est innocent, que sa composition est parfaite dans sa stabilité et son instabilité etc. Sans pédanterie, en faisant simplement comprendre de se laisser aller en gardant le yeux ouverts, il a convaincu tout le groupe de savoir regarder l’abstrait sans préjugés.


 En même temps ce jour là, il est resté contemplatif devant une oeuvre plus réaliste, l’Heure mauve d’Ozias Leduc. Il me l’a expliquée. Je n’en avais jamais vu la beauté et je pense à lui quand je la revois.



C’est pour cela que Réal Bergeron était mon ami, il m’a appris à mieux voir. Et à douter toujours mais naïvement, sans trop laisser paraître. Arrivera ce qui arrivera, l’intendance suivra. 



24 janvier 2013

Un point de Droit

Depuis le début de l'année j'ai l'impression de recommencer un peu à souffler. Tellement que ce soir j'ai même le goût d'écrire ici et ça fait un bail. Le stress est le même, juste que je m'en fous, un peu.

On nous anonce cette semaine un jugement de la Cour Suprême. Une Lola contre son mec. Sordide histoire de fric. Mais aussi un intérêt fondamental. En principe,  le code civil permet tout ce qu'il n'interdit  pas donc pas de faute. Il présume l'accord sans responsabilité entre les parties lors de coïts.  Mais la coutume germanique ( et anglaise ) prévaudra-t'elle ?

Un jugement compliqué et fondamental, mettons
Mais va sans dire que la victoire du Canadien est plus importante.
Pas sur.

28 décembre 2012

La fin décembre (Adieu, l'ami)


J’ai devant moi une pile de livres de l’ami en allé. Yves Boisvert était poète. Il laisse dans le deuil outre sa blonde, sa famille et ses amis quelques boites de livres qui traînent dans les entrepôts. Parfois aussi dans les rayonnages de bibliothèques publiques ou privées.

Je ne saurais juger de son œuvre. Des universitaires patentés la disséqueront selon les modes littéraires du jour. On peut aussi souhaiter que de jeunes poètes la lisent au hasard des circonstances.

Mais on ne pourra plus l’entendre.

J’ose le gros cliché : Yves était homme de parole(s). Je l’ai connu il y a vingt ans, alors qu’il prêtait sa grande voix à la poésie québécoise contemporaine, cette émission de radio (communautaire) qu’il enregistrait à CFLX. Pour vous dire le genre, ça commençait par la grosse guitare sale d’Ayoye d’Offenbach. Fade out avant les paroles. Le contenu était simple : Yves lisait des extraits de parutions récentes en poésie, trois minutes maximum (comme au festival)  ensuite, musique. Du Garbarek souvent. Il terminait en rappelant les titres lus et concluait en une phrase ou deux qui fessaient dans le dash de l’actualité ambiante. Mon rôle là-dedans était simplement de faire le technicien. Il m’impressionnait, c’est rare de voir un vrai poète et en plus ses émissions étaient impeccablement préparées, chose rare en radio communautaire. Une fois les émissions enregistrées on descendait au Magog prendre une grosse bière ou deux. Je ne me souviens plus si c’est au hasard de ces soirées qu’il rencontrera sa complice et amie Dyane qui était une habituée de ce bar où on allait tous les soirs...

Il y a eu beaucoup d’autres bières depuis. Des bouteilles de vin aussi. Mais aussi de grandes conversations. Je me souviens de longues marches avec lui à observer et disséquer les fils INVISIBLES dont Monsieur le comte Diderot emmaillote le Québec.  Mille autres fois  à l’écouter vitupérer contre les fédéralistes, les bureaucrates, banquiers, toute cette engeance d’administrateurs patentés et autres frimeurs émmebiéisés..

Quel conteur aussi, une verve rurale dans un vocabulaire qui n’admettait pas l’à peu près.  Je me souviens d’un épisode d’une série radio que réalisait et animait mon ami Daniel Desroches. On faisait des tours de machines dans les cantons de l’Est et j’y racontais les territoires traversés. On avait eu l’idée d’inviter Yves en se dirigeant vers l’Avenir, son village natal. Au hasard du chemin, on s’arrête près d’un étang à grenouilles. Boisvert part en chasse. Le résultat fut concluant :

Yves Boisvert, chasseur de grenouilles; remarquez la mimique très boisvertienne.
La grenouille a repris sa liberté par après.
(photo: Patricia Godbout communiquée par Daniel Desroches)
Tout le reste de cette émission a été magique, de l’histoire de Jean-Baptiste-Éric Dorion, l’autre enfant terrible de l’Avenir, racontée en l’église même, jusqu’au concert de vraies cloches à vraies vaches en finale.

Si Yves parlait beaucoup, il écoutait aussi. Sa poésie se nourrissait autant du monde des tavernes que de l’astrophysique. Boulimique lecteur jusqu’à la fin, le monde le nourrissait parce qu'il est ainsi fait qu’il faut le défaire pour qu’il se tienne debout. Curieux de tout, je ne me suis pas gêné pour lui faire partager ma passion toute géographique des territoires. Lui savait les rendre en mots.

Yves était un ami. J’ai peu d’amis et je ne les vois que trop rarement. Ils existent toujours de par ce qu’ils ont changé en moi en mieux. De Yves, je retiens la verve, le sens du mot qui porte et qui change l’auditeur. Très utile en salle de classe. Il en avait fait la démonstration éclatante en octobre 2001 alors qu’il était venu lire en classe Bang, son poème post 11 septembre. Je me souviens de la stupeur des étudiants à la fin et de l’ovation qui a suivi. Je me souviens aussi de ce même poème lu en duo avec l’Amérique de Jean-Paul Daoust dans cet espace éphémère que Dyane avait offert aux poètes et artistes. Inoubliable. Insubventionnable, évidemment.

Il y a mille autres facettes au personnage. Le colérique qui savait aussi être d’une douceur et d’une gentillesse rares.  Le patriote, bien sûr.  Peut-on aimer tant sa langue et ne pas lui offrir un pays à habiter? Cet homme a su se tenir debout toute sa vie et même devant la mort, avec le courage et le soutien de sa Dyane. Je connais une province qui devrait se lever avant de subir le même sort.

En tout cas, merci, Yves, de m’avoir rendu meilleur.


1 novembre 2012

Dehors novembre !

Il y a que ce matin, j'ai eu de mauvaises nouvelles d'un vieil ami.
Depuis j'ai cette chanson en tête.
Et je n'ai pas trop ma tête.

2 août 2012

La campagne vue de Sherbrooke

J'ai un blogue moi ? En fait, j'en ai quelques uns d'ordre pédagogique et celui-ci était en hibernation. Ou en sieste, parce que c'est un bel été. Grosse paresse aussi de ma part. Il fait beau, suis en rénos, le jardin pousse bien merci. Et moi, je vais pas mal non plus. 

Nous voilà donc en élections. Tous les médias, chroniqueurs y vont de leurs analyses pour en général conclure que tout peut arriver. En plus d'être vraie, cette conclusion présente aussi l'avantage de créer une sorte de suspense dans lequel les journalistes pourront se sentir utiles et dramatiser les insignifiances de la twittosphère, les gaffes médiatiques  et autres catastrophes lilliputiennes comme autant de points tournants d'une campagne forcément d'images. Je la raterai donc puisque je n'ai pas la télé. Remarquez qu'avec la radio et internet, plus besoin de télé. Et en plus, on a moins d'annonces. 

Mais je m'égare. De mon coté. mon choix est fait. Péquiste j'étais, je suis et je demeure. Et même si je n'aime pas le coté Germaine de Pauline, je vais voter pour son parti comme j'ai voté avec joie pour celui de Lévesque ou Parizeau, sans enthousiasme pour les autres. Au moins, elle a une équipe de grosses têtes fortes, ce qui est un atout sur papier et dans les faits, mais un danger dans le cirque médiatique qui aime les belles grosses images lisses et simples. Attendons-nous donc à beaucoup de vous dites ceci mais untel dit cela. Au PLQ, on doit déjà lire tous les bouquins et chroniques de Lisée depuis 1978 pour en faire un pile de post-it à usage du PM.  On y a l'habitude du post-it et de fermer sa gueule. 

C'est qu'on a un cheuf. Un néo-Duplessis. Ratoureux, beau parleur, une bête politique prête à toutes les bassesses pour gagner. Sa gestion partisane de la crise étudiante en est un bel exemple. Mettre le feu et jouer le pompier. Jouer sur la peur. Au fond, c'est un vieux disque, un air déjà joué, en 1970, en 1973. À croire même que si Pauline monte trop haut, il n'y a pas un petit coup de la Brinks en réserve, façon 2.0. Quand on a des amis dans la finance, ça peut se faire. 

Reste le cas Legault. Je l'aurais bien vu à la place de Pauline au PQ. C'est dire ma naiveté. Et peut-être la sienne. Son cas est étrange. Au fond, il veut parler au Québec tranquille plus américain qui voit l'impôt comme un vol, l'entrepreneur comme un Dieu et a le nombril comme centre du monde. Un e vision pragmatique en politique avec des idées simples pour des problèmes qui sont faciles à régler. Alors qu'ils ne le sont pas. Si ce l'était, ça se saurait. 

Je passe vite sur Québec solidaire. J'y ai plein d'amis que j'estime. Et je sais assez compter pour savoir que les votes de mon ami Bibeau à Sherbrooke en 2008, s'ils étaient allés au PQ, auraient suffi pour obliger John James à se faire élire dans Westmount, son vrai lieu de résidence. Encore là, rien de nouveau, on sait comment les services secrets canadiens ont toujours couvé d'un oeil tendre les marxistes-léninistes des années 1970. Je ne pense pas que ce soit le cas de QS, mais quand on met un projet de société avant l'indépendance, on ne la fait pas. Et QS, ça fait tellement Plateau... ça devrait y rester.  Bis pour Aussant. 

En tout cas, dans mon coin je crois que le PQ a de bonnes chances d'emporter l'ex fief de Monique-Gagnon-Tremblay, d'autant plus qu'il est favorisé par le redécoupage. Le candidat Réjean Hébert est connu,  ancien doyen de la fac. de médecine et spécialiste de l'organisation des soins pour personnes agées, il a un CV idéal faire face aux défis du secteur de la santé. En tout cas plus qu'un radiologiste... En plus, il est de la paroisse, comme on dit. En face de lui, au PLQ Nathalie Goguen, une conseillère municipale du Nord de Sherbrooke. Ici on est dans l'Est. Ça devrait suffire pour la discréditer. 

Et la question du jour à Sherbrooke, outre Saint-François, est :  ça se peut-tu que? Est-ce que les étudiants se sont inscrits ? Est-ce qu'ils iront voter ? Sherbrooke n'est pas un terreau libéral fertile. Il a voté oui en 1995, voté péquiste entre 1976 et 2003. L'organisation Charest y est solide mais le seul fait qu'elle ait du sortir l'ancien maire de sa retraite comme organisateur en chef, montre qu'on y sent la soupe chaude. En face, au PQ, un ancien député de terrain du bloc, Serge Cardin.  Assez connu et aimé. Ce sera intéressant. 

Si on y vote utile.
Tant pis pour mon ami Christian.

PS. Il n'y a qu'une chose de prévisible dans ce scrutin, c'est l'opinion de La Presse. 

17 mai 2012

Ras le bol

Je n'écris plus tellement sur ce blogue. Je suis occupé ailleurs. Notamment à refaire des planifs de cours tout en donnant un d'été. Normalement la session d'hiver serait terminée, et je n'aurais que ça à faire. Mais voilà, la session est prolongée au cégep, celle de l'université est quelque part dans le brouillard, entre les injonctions et les grèves qui se poursuivent.

Ce conflit étudiant aurait pu se régler honorablement fin mars. Je suis persuadé que les AG auraient avalé une augmentation moindre des frais de scolarité. Quelque chose qui aurait ressemblé à ce qui s'est négocié début mai. Mais voilà, le gouvernement n'a rien fait à ce moment.

De deux choses l'une: ou bien on a laissé volontairement pourrir la situation, ce qui est un calcul politique d'un cynisme rarement atteint. Grôtesque. Ou bien encore ce gouvernement a simplement mal géré le conflit en ne voulant pas négocier dès le départ. Une incompétence à laisser l'opinion pantoite.

Et voilà qu'on sort la matraque d'une loi spéciale. Qui ne règlera rien. Dans mon cégep, on est retourné en classe. Autant le syndicat des profs que l'administration et même l'asso étudiante coupent les coins ronds, on veut tous finir une session correcte, quitte à contourner les virgules de conventions collectives ou règlements administratifs qui font obstacle. Et la rentrée se passe bien. Même que tous les profs sont surpris de la maturité et du sérieux qu'ont pris nos jeunes après ces semaines de grève.

Mais voilà que non content d'avoir méticuleusement saboté les quelques moments d'apaisement dans ce conflit, la mafia Charest en ajoute une couche. Au moment d'écrire ceci, on ne sait pas le contenu de la loi spéciale qui va s'appliquer. J'anticipe une énième replanif de cours, des horaires encore plus incertains, un bordel administratif carabiné. Ces sans-génies au pouvoir ne voient pas les problèmes de locaux, de personnel, de contorsions pédagogiques, de surtâches et de coûts associés à leurs lubies anti-associations étudiantes.

C'est faire peu de cas tout ceux et celles qui quotidiennement essaient de se battre contre l'ignorance et la bêtise de cette droite qui ne voit dans le système d'éducation qu'un repaire d'enfants gâtés. Lisez sur tous les journaux, les blogues, les commentaires de ces apôtres des Martineau et consorts. Comptez les fautes des anti-grèves. Vous aurez une bonne idée de ce pourquoi ils n'aiment pas les étudiants et l'éducation en général.

Et voilà précisément ceux à qui les libéraux veulent donner un os.

M. Charest est le premier premier ministre à égaler les trois mandats consécutifs de Maurice Duplessis. Celui là même qui avait fait du Québec le champion de la sous-scolarisation en Amérique du Nord. Duplessis disait que l'éducation, c'est comme la boésson, y'en a qui portent pas ça. Il aimait bien les lois matraques aussi. On se souvient aussi comment les entrepreneurs en construction finançaient ses somptueuses campagnes électorales.

J'ai toujours eu un fond d'estime pour M. Charest que j'ai souvent croisé il y a 25 ans. On était pas du même bord, mais bon, la politique crée des adversaires, me disait-il, pas des ennemis.

C'est bien dommage, monsieur Charest, mais votre mépris pour mes étudiants, surtout les plus éveillés paraît trop. Votre loi, votre impéritie envers cette mision fondamentale qu'est le fonctionnement normal des institutions d'éducation qu'on ne peut régir à coup d'injonctions ou de lois trahit ce que vous êtes au fond. 

Un petit opportuniste aussi médiocre que ceux qui vous protègent sont puissants.

Je vous déteste maintenant.

Addendum après lecture de la loi. Tu es pire que je pensais, petit Pinochet. Je te vomis, toi et ta bande. 

3 mai 2012

Dans mon cégep, les étudiants ont décidé de retourner en classe à 56%. C'est sage, Suis sûr qu'une plus grande majorité n'en pense pas moins.

C'est une grève exemplaire.
Mais là, avouez qu'on bat le record de la manif.

Et si l'endroit où s'est inventé la guérilla montrerait quelque chose au reste du monde...

13 avril 2012

Un brouillon de lettre à ma ministre


Lettre ouverte à ma ministre 

Bonjour madame la ministre et Line.

Je n’ose pas trop être familier. Vous êtes ma patronne et tu es mon ancienne collègue. Il y a vingt ans j’étais DG de CFLX et vous étiez directrice de CIBL. Je suis devenu chargé de cours à l'uni et prof précaire au cégep de Sherbrooke, vous ministre de l'éducation (des loisirs et des sports aussi, ô ironie). Il y a 20 ans, je me me souviens qu’il y avait un atelier sur la gestion de conflits dans un congrès de l’ARCQ, l’asso des radios communautaires du Québec. Si mes souvenirs sont bons, vous\tu n’y étais pas. C’aurait été utile. On nous expliquait qu’en cas de conflit il faut toujours maintenir des canaux de communication entre les parties. 

Je constate que ce n’est pas le cas dans le cas des frais de scolarité. Même mon voisin de droite qui est pour la hausse ne comprend pas pourquoi depuis six ou sept semaines il n’y a pas eu dialogue. Ce serait la moindre des choses. Du gros bon sens, comme tout ce qu’on apprend des administrateurs patentés.  Mais peut-être qu’entourée de conseillers en communications comme vous l’êtes on vous perd en savants jeux.

On a tort. Depuis le début de ce conflit, il me semble qu’un deal est possible. Juste proposer moins d’augmentation et demander aux AG de se prononcer, si vous n’aimez pas leurs représentants. Ce n’est pas élégant, mais ce serait déjà ça. Il semble que vous préférez les recours judiciaires. Sauf tout le respect que je dois au judiciaire, n’est ce pas là donner un mauvais exemple ? Le problème n’est pas juridique, il est politique. Utiliser ce détour, c’est précisément souligner à grands traits comment cette institution peut être détournée par quiconque a les moyens de se payer un avocat, sans égard à la légitimité de sa cause. 

Madame Beauchamp, votre problème est politique. Et tout prof bien constitué vous remerciera longtemps d’avoir réussi à réveiller quelques consciences à l’utilité de ce monde trop souvent discrédité. Par contre, votre entêtement risque précisément de nuire à ce qui est, sauf erreur, une mission de l’enseignement secondaire: créer de bons citoyens qui croient encore au politique. C’est une chose importante dont, dans le temps, le député alors fédéral et conservateur de Sherbrooke m’a a longuement parlé en entrevue. 

En ce sens, écouter vos étudiants c’est simplement ne pas trahir ce à quoi sert votre ministère. 

Ne pas le faire vous disqualifie de votre fonction.

Point.
Un magoua (Qui s’ennuie de ses étudiants)

28 mars 2012

Chanson de Sherbrooke.
Des siècles que je cherchais cette version. Marie Savard.

25 mars 2012

En grève !

Non je ne pense pas me mettre en grève comme mes étudiants le sont depuis deux ou trois semaines selon les établissements. Juste que j'ai l'esprit ailleurs qu'à écrire ici. Peut être parce que j'ai deux cours à monter et que le blogue qui en accompagne un me prend beaucoup plus de temps que prévu. La prochaine fois, je ferai comme tout le monde et je demanderai une réduction de tâche pour cause d'innovation pédagogique/utilisation de nouvelles technos. L'administration en raffole.

Je gère aussi à temps partiel un ti chat que j'ai en garde partagée avec mon locataire. La minoune est jeune et a au moins deux noms pour mon locataire, elle est Cyprine et pour ma part, je la vois en Galopine vu sa propension à courir partout. La voici découvrant la première neige de ce bref hiver.
Parce qu'on est déjà rendus au temps des sucres et mon ami climatopithèque a eu la bonne idée d'entailler l'érable du jardin. Première goutte le 7 mars si je me souviens bien. On a trouvé le chalumeau à la coop agricole des Lennoxville.
 Manquaient les chaudières. Mais en bons chaouins, on sait improviser un vaisseau quelconque.
Voici le locataire et le microclimatopithèque dans leur élément. Moi, je supervise.
Et voilà le travail! C'est sûr que des pots yogourt et des assiettes à tartes ne sont pas tout à fait pittoresques mais ça fera pour cette année.

Malheureusement la saison est déjà terminée, on aura peut-être ramassé 10 litres d'eau d'érable en deux semaines, de quoi faire 250 ml de sirop, si nous ne l'avions pas simplement bue au fur et à mesure. C'est que cette sève un excellent dépuratif printanier. Et c'est vrai que ça accélère le débit intestinal disons. Reste à trouver de vraies chaudières d'ici l'an prochain.

Parce qu'il faut bien dire que le coup de chaleur exceptionnel de la semaine dernière a déjà fait éclore les bourgeons. Avouons que la semaine avait quelque chose d'irréel. Imaginez cinq jours dans les 23-25 degrés, au gros soleil,  si tôt en mars on se serait presque plaint de la chaleur. Le phénomène a été à ce point exceptionnel que le centre américain de données climatiques de la NOAA a du fermer temporairement son sit, incapable de traiter tant de records établis simultanéments. Pour tout savoir Jeff Master de Weather Underground a pondu d'excellentes analyses là dessus. Voilà du temps qui ne reviendra pas.

Autre événement exceptionnel dont la météo a été complice, la très belle manif étudiante du 22 mars, j'ai eu la flemme d'y aller, ayant déjà donné quelques années de cégep à la cause. Le locataire, qui y était, a remonté le cortège et a été impressionné. Les images que j'ai vu partout m'ont fait rergetter ma paresse; il y avait là une sorte de gros happening qui fera mémoire pour cette génération dont on a dit pourtant tant de mal. Elle a au moins le sens du spectaculaire.

Sur le fond, je ne suis pas sûr qu'un gel permanent des frais de scolarité soit une bonne chose, mais à voir la lourdeur des administrations universitaires je ne suis pas sûr non plus qu'une augmentation des frais serait utilisée à bon escient. Disons qu'en 30 ans à regarder l'université, j'ai vu la superficie des bureaux augmenter bien plus vite que le nombre d'étudiants ou de classes.

Si notre premier ministre était raisonnable, peut-être devrait-il laisser du lest, diminuer et étaler l'augmentation. Je suis sûr qu'une augmentation modérée, disons 75$ par an, aurait l'appui de la majorité des cégépiens et des universitaires.  Il y a mille autres avenues possibles.

Encore faut-il savoir négocier. Et être autre chose qu'un vendeur de Plan Nord.







18 février 2012

En passant

Tiens, nouvel interface du blogue. Ça doit ressembler à tous ces trucs à 140 caractères ou moins. Et on dira que tout ça ne rapetisse pas la pensée. Bah en effet pas trop le temps d'être ici. Ma vie est assez ordinaire de toutes façons, elle consiste à faire bouger quelques neurones à des étudiants plus ou moins choisis par des ordinateurs.
Il y manque de sens parfois.
J'en ajoute comme je peux.

En voici, vieux souvenir du temps où le pensionnaire que j'étais ne comprenais pas trop pourquoi j'avais été parachuté dans ce collège de pensionnaires assez ruraux. Il me souvient d'avoir entendu cette chanson pour  la première fois dans la cour de récréation, une journée où je m'ennuyais. Merci aux gens de la radio du séminaire.
Ça fesse quand même, Ferré à 12 ans.

26 janvier 2012

Ouf...

Ce soir je pense que j'ai l'esprit libre. Suis à jour partout et j'ai fini de courir à gauche à droite en chien fou.  C'est que la rentrée a été essoufflante, entre mes notes et corrections en retard, un nouveau cours à monter, une réorganisation de l'appart  et tous ces petits événements qui se bousculent. 

Dans le lot, il y avait même une première:  un compte-rendu de lecture demandé par une vraie revue scientifique alors que je ne suis pas dans le circuit. Ça fait un petit velours mais aussi une peur du ridicule, imaginez, moi humble chargé de cours, juger de vrais sorbonnards... C'est fait, bien écrit m'a t'on dit, et envoyé.  Advienne que pourra.   

Quant au nouveau cours que je monte, je me suis donné le défi (et la tâche ! ) de le construire en partie autour d'un blogue. Cela se précise tranquillement dans ma tête a fur et à mesure que les jours avancent. C'est que j'aime bien me donner de la place pour improviser quand je donne un nouveau cours. Il faut sentir les groupes, humer les intérêts et y répondre pour aller plus loin. En plus, le cours étant complémentaire, je me sens plus libre que s'il n'était qu'une composante de ces cheminements trop balisés qui sont la norme des cégeps. 

Donc un blogue de cours. Ce sera d'abord un recueil de liens. On a beau dire nos jeunes nés avec le web et les ordis, il me semble qu'il n'en font qu'un usage assez superficiel. Pour la plupart, chercher sur internet, c'est taper un sujet dans Google, prendre les premiers sites qui passent, sans juger de la pertinence. Et comme Wikipédia gagne toujours, la recherche s'arrête là. C'est passer à côté de bien des bibliothèques virtuelles plus riches. Donc important des les orienter dans la jungle. 

Ensuite, leur demander de contribuer au blogue par des textes, des liens, des compte rendus de recherches etc. Mon intention est de les faire écrire, ce qu'ils n'aiment pas en général, parfois simplement parce qu'ils ne peuvent pas le faire adéquatement.  Il faut comprendre ici que la moitié de mes étudiants de ce cours sont dans une sorte de sas d'entrée du cégep,  pour cause de retour aux études, de piètres résultats qui leur ont fait rater une filière technique en demande et tutti quanti. Donc beaucoup de coaching à faire  pour leur donner la petite vanité de voir un de leurs textes sur un site. Et pour les autres étudiants, leur ouvrir une porte et les laisser aller fureter. Les plus libres iront plus loin. 

Voila donc la rentrée terminée. J'ai de bons groupes, je pense. 

Et comme je remets à jour le cours sur la Chine de mes universitaires, voici à quoi ressemblera leur pause musicale. D'abord un classique, Liu Fang et sa pipa : 

Et pourquoi pas un groupe alternatif de Shijiazhuang (une sorte de Drummondville chinois, gros comme Montréal. ) 

Le groupe se nomme en anglais Omnipotent Youth Society (Ironie ? Va savoir !),  la chanson Kill the One from Shijiazhuang. Ça parle de la grisaille, de la vie perdue dans les usines, les magasin, les écoles. Et du rêve des guerriers du Nord qui changeraient tout. 
Comme une odeur de prog québécois des années 1970. Genre Octobre ou Paul Piché. 
Marxisme en moins, probablement. 

De la musique dans le cours de géo, on parle d'éducation totale.
Sont-y pas choyés mes jeunes ?



13 janvier 2012

Enfin... l'hiver

C'est que depuis décembre on alterne entre les pluies et moins vingt. Sans neige. C'est agaçant, Oui les trottoirs ne sont pas trop glacés, Mais bon, ce n'est pas franchement l'hiver. Voilà qu'on nous prévoit 15 cm et  moins 15 d'ici demain.
On commence à parler.

Et une excellente année à tous.

24 décembre 2011

Par un 24 décembre


Comme de coutume, je me suis levé aux aurores, encore qu'à ce temps ci de l'année, il fait nuit noire à 5h du mat. On a un Noël blanc, c'est plus joli et par moins 19, on peut dire que ce bel automne qu'on a eu est fini. Grosse journée en vue, je pars voir famille et amis à Montréal, me reste plein de petites choses à faire avant d'embarquer dans l'autobus pour la grande ville.

En attendant le cipaille maternel et traditionnel, je vais commencer à réfléchir à un nouveau cours que je vais donner cet hiver autour des défis à relever pour améliorer notre planète. Ils sont nombreux.


Je nous souhaite donc, naïvement peut être, plus de paix intérieure et extérieure, du plaisir avec nos proches et qui sait, le paradis avant la fin de nos jours.

Joyeuses fêtes

19 décembre 2011

Nouveau vocabulaire

En voguant sur le site de mon université j'ai appris que je donnais mes cours en présentiel. C'est à dire dans une classe avec des humains. On imaginait le malaise dans une quelconque réunion de fac d'éduc pleine de pédagogues : comment ne pas dire régulier, ordinaire, classique ou encore ô sacrilège ! traditionnel.

Présentiel ça sonne tellement plus hip moderne web.2.0 (ou 3.0 ? j'ai perdu le compte). On sent la proximité avec logiciel. Et l'extase des innovateurs pédagogiques.

Mais pourquoi ça me fait froid dans le dos ?

17 décembre 2011

Encore un indigné.

Noyé de corrections je n'ai pas trop le temps de blogguer. Je me souviens ce soir de cette chanson, j'en aime la version disque, même si elle était une déclaration de guerre quand j'étais à la radio. C'est une chanson qui a accompagné mes rares colères et mes ruptures.
J'aimerais faire entendre à mes étudiants la version disque, pour qu'ils s'indignent, c'est à la mode, j'ai mes réserves, mais bon un bon prof sait faire de ce qui se passe une didactique,
Et n'empêche, ça a moins vieilli que je ne le pensais.


Leo Ferre - Il n'y a plus rien par MELMOTHE

Et désolé si ce n'est pas synchro, de mon temps, on ne voyait pas les disques.

9 décembre 2011

Chanson de fin de veillée un peu pédophile ?



Je ne suis pas maniaque de Gainsbourg, mais il savait s'entourer. Le plus curieux :  Melody Nelsan n'a pas 18 ans c'est donc une chanson pédophile  ;-)

Je vois que le visionnement est interdit, allez voir, en plein écran, étonnant pour l'époque.

4 décembre 2011

Un autre indigné.


Je n'ai pas le temps de parler des indignés, mouvement bien sympathique qui reviendra. Comme sont revenues les aides aux banques pour faire face à la désastreuse et parfaitement évitable crise de l'euro. Je laisse le commentaire à Ry Cooder :

No banker left behind,  de l'album Pull up some dust and sit down