18 février 2012

En passant

Tiens, nouvel interface du blogue. Ça doit ressembler à tous ces trucs à 140 caractères ou moins. Et on dira que tout ça ne rapetisse pas la pensée. Bah en effet pas trop le temps d'être ici. Ma vie est assez ordinaire de toutes façons, elle consiste à faire bouger quelques neurones à des étudiants plus ou moins choisis par des ordinateurs.
Il y manque de sens parfois.
J'en ajoute comme je peux.

En voici, vieux souvenir du temps où le pensionnaire que j'étais ne comprenais pas trop pourquoi j'avais été parachuté dans ce collège de pensionnaires assez ruraux. Il me souvient d'avoir entendu cette chanson pour  la première fois dans la cour de récréation, une journée où je m'ennuyais. Merci aux gens de la radio du séminaire.
Ça fesse quand même, Ferré à 12 ans.

26 janvier 2012

Ouf...

Ce soir je pense que j'ai l'esprit libre. Suis à jour partout et j'ai fini de courir à gauche à droite en chien fou.  C'est que la rentrée a été essoufflante, entre mes notes et corrections en retard, un nouveau cours à monter, une réorganisation de l'appart  et tous ces petits événements qui se bousculent. 

Dans le lot, il y avait même une première:  un compte-rendu de lecture demandé par une vraie revue scientifique alors que je ne suis pas dans le circuit. Ça fait un petit velours mais aussi une peur du ridicule, imaginez, moi humble chargé de cours, juger de vrais sorbonnards... C'est fait, bien écrit m'a t'on dit, et envoyé.  Advienne que pourra.   

Quant au nouveau cours que je monte, je me suis donné le défi (et la tâche ! ) de le construire en partie autour d'un blogue. Cela se précise tranquillement dans ma tête a fur et à mesure que les jours avancent. C'est que j'aime bien me donner de la place pour improviser quand je donne un nouveau cours. Il faut sentir les groupes, humer les intérêts et y répondre pour aller plus loin. En plus, le cours étant complémentaire, je me sens plus libre que s'il n'était qu'une composante de ces cheminements trop balisés qui sont la norme des cégeps. 

Donc un blogue de cours. Ce sera d'abord un recueil de liens. On a beau dire nos jeunes nés avec le web et les ordis, il me semble qu'il n'en font qu'un usage assez superficiel. Pour la plupart, chercher sur internet, c'est taper un sujet dans Google, prendre les premiers sites qui passent, sans juger de la pertinence. Et comme Wikipédia gagne toujours, la recherche s'arrête là. C'est passer à côté de bien des bibliothèques virtuelles plus riches. Donc important des les orienter dans la jungle. 

Ensuite, leur demander de contribuer au blogue par des textes, des liens, des compte rendus de recherches etc. Mon intention est de les faire écrire, ce qu'ils n'aiment pas en général, parfois simplement parce qu'ils ne peuvent pas le faire adéquatement.  Il faut comprendre ici que la moitié de mes étudiants de ce cours sont dans une sorte de sas d'entrée du cégep,  pour cause de retour aux études, de piètres résultats qui leur ont fait rater une filière technique en demande et tutti quanti. Donc beaucoup de coaching à faire  pour leur donner la petite vanité de voir un de leurs textes sur un site. Et pour les autres étudiants, leur ouvrir une porte et les laisser aller fureter. Les plus libres iront plus loin. 

Voila donc la rentrée terminée. J'ai de bons groupes, je pense. 

Et comme je remets à jour le cours sur la Chine de mes universitaires, voici à quoi ressemblera leur pause musicale. D'abord un classique, Liu Fang et sa pipa : 

Et pourquoi pas un groupe alternatif de Shijiazhuang (une sorte de Drummondville chinois, gros comme Montréal. ) 

Le groupe se nomme en anglais Omnipotent Youth Society (Ironie ? Va savoir !),  la chanson Kill the One from Shijiazhuang. Ça parle de la grisaille, de la vie perdue dans les usines, les magasin, les écoles. Et du rêve des guerriers du Nord qui changeraient tout. 
Comme une odeur de prog québécois des années 1970. Genre Octobre ou Paul Piché. 
Marxisme en moins, probablement. 

De la musique dans le cours de géo, on parle d'éducation totale.
Sont-y pas choyés mes jeunes ?



13 janvier 2012

Enfin... l'hiver

C'est que depuis décembre on alterne entre les pluies et moins vingt. Sans neige. C'est agaçant, Oui les trottoirs ne sont pas trop glacés, Mais bon, ce n'est pas franchement l'hiver. Voilà qu'on nous prévoit 15 cm et  moins 15 d'ici demain.
On commence à parler.

Et une excellente année à tous.

24 décembre 2011

Par un 24 décembre


Comme de coutume, je me suis levé aux aurores, encore qu'à ce temps ci de l'année, il fait nuit noire à 5h du mat. On a un Noël blanc, c'est plus joli et par moins 19, on peut dire que ce bel automne qu'on a eu est fini. Grosse journée en vue, je pars voir famille et amis à Montréal, me reste plein de petites choses à faire avant d'embarquer dans l'autobus pour la grande ville.

En attendant le cipaille maternel et traditionnel, je vais commencer à réfléchir à un nouveau cours que je vais donner cet hiver autour des défis à relever pour améliorer notre planète. Ils sont nombreux.


Je nous souhaite donc, naïvement peut être, plus de paix intérieure et extérieure, du plaisir avec nos proches et qui sait, le paradis avant la fin de nos jours.

Joyeuses fêtes

19 décembre 2011

Nouveau vocabulaire

En voguant sur le site de mon université j'ai appris que je donnais mes cours en présentiel. C'est à dire dans une classe avec des humains. On imaginait le malaise dans une quelconque réunion de fac d'éduc pleine de pédagogues : comment ne pas dire régulier, ordinaire, classique ou encore ô sacrilège ! traditionnel.

Présentiel ça sonne tellement plus hip moderne web.2.0 (ou 3.0 ? j'ai perdu le compte). On sent la proximité avec logiciel. Et l'extase des innovateurs pédagogiques.

Mais pourquoi ça me fait froid dans le dos ?

17 décembre 2011

Encore un indigné.

Noyé de corrections je n'ai pas trop le temps de blogguer. Je me souviens ce soir de cette chanson, j'en aime la version disque, même si elle était une déclaration de guerre quand j'étais à la radio. C'est une chanson qui a accompagné mes rares colères et mes ruptures.
J'aimerais faire entendre à mes étudiants la version disque, pour qu'ils s'indignent, c'est à la mode, j'ai mes réserves, mais bon un bon prof sait faire de ce qui se passe une didactique,
Et n'empêche, ça a moins vieilli que je ne le pensais.


Leo Ferre - Il n'y a plus rien par MELMOTHE

Et désolé si ce n'est pas synchro, de mon temps, on ne voyait pas les disques.

9 décembre 2011

Chanson de fin de veillée un peu pédophile ?



Je ne suis pas maniaque de Gainsbourg, mais il savait s'entourer. Le plus curieux :  Melody Nelsan n'a pas 18 ans c'est donc une chanson pédophile  ;-)

Je vois que le visionnement est interdit, allez voir, en plein écran, étonnant pour l'époque.