Un soir d'errances sur le web, suis tombé sur un article qui parlait de la ville de Flint au Michigan, ex grand centre de construction automobile, qui veut carrément bulldozer certains quartiers à l'abandon pour les remettre en forêts ou prairies. Le Daily telegraph reprend d'ailleurs l'info. C'est un phénomène qui touche beaucoup d'autres villes de la rust belt américaine. Ces prairies urbaines sont dans le fond l'aboutissement du déclin d'un quartier progressivement délaissé par ses habitants qui partent en banlieue, ce qui le rend pas cher, éventuellement criminalisé, encore plus déserté, pour finalement être détruit par vandalisme et en partie rasé par la ville.
Cela donne des lieux étranges avec des densités plus faibles que les villages, même s'il sont souvent à deux pas des centre-villes. J'ai passé une soirée cet hiver à en explorer virtuellement (merci Street view de Google maps) à Flint,à Cleveland. Dans le genre, ceux de Détroit sont exemplaires:
Agrandir le plan
On a un certain malaise à voir ces lieux devenus presque bucoliques, probablement peu fréquentables, ultimes plaies d'une grave maladie urbaine. Cela me rappelait une lecture de l'Histoire du paysage français où Jean-Robert Pitte parle de ces villes de l'empire romain à son déclin devenues trop grandes et indéfendables qui se sont rapetissées en construisant des remparts à même les monuments du temps de leur apogée.
Les barbares venaient d'ailleurs.
Ce n'est plus le cas maintenant.
Mais toujours les riches gardent leurs villas.
22.6.09
Prairies urbaines
Publié par magoua à l'adresse 10:00 PM 3 commentaires Liens vers ce message
19.6.09
vacances
Je suis officiellement en vacances aujourd'hui. Disons que depuis le début juin ça c'était calmé, mais reste qu'entre les activités pédagogiques, le cours aux adultes, les réunions et la planification de la prochaine session, l'esprit était encore pas mal au boulot. Ne me reste que la planification fine des cours de la prochaine session que je ferai au cours des prochaines semaines. Et si je ne me plains pas de mes conditions de travail, sachez que les deux mois de vacances d'un enseignant ne sont pas volées. Un bon prof ne peut simplement pas oublier son travail quand il arrive à la maison. Les piles de copies le lui rappellent.
Que faire des ces deux mois ? à court terme beaucoup de jardinage, j'ai deux plates bandes à refaire et replanter (oui Carole tu auras des photos!), le muret éboulé s'est transformé en rocaille à grand déploiement et j'ai modifié complètement une autre héritée des proprios précédents. Geste territorial, à haute portée symbolique.
Il y a aussi de la peinture en masse, de la redécoration encore là pour m'approprier cette maison toujours encore un peu étrangère. Ça fait maintenant deux ans que j'y suis et disons qu'elle m'a porté chance, je n'ai jamais eu autant de boulot. Heureusement d'ailleurs, ça coûte les rénos.
Je ne me fais pas trop de projets cet été sinon que de passer du temps à Québec et peut-être dans le Bas du fleuve et en Gaspésie si mes amis là-bas ont quelque paillasse disponible. Petits voyages d'ailleurs bien débutés cet été avec la découverte avec les collègues profs de la région de Thetford Mines. Étrange ville mangée par les terrils et les mines d'amiante qui l'ont fait exister longtemps. La campagne autour est sans doute l'une des plus belles du Québec. sans doute parce que épargnée par le tourisme et l'abus de résidences secondaires.
Et comme cadeau de fin de session : un ultraportable (netbook) qui me permet de vous écrire en direct du jardin, où les lilas tardifs achèvent de fleurir. J'ai résolu aussi de lire la Recherche du temps perdu. Suis rendu à la page 57. Il ne m'en reste que 2387.
Ne vous étonnez pas si mes phrases s'allongent.
Publié par magoua à l'adresse 7:42 PM 3 commentaires Liens vers ce message
30.5.09
Non message
Quand on ouvre un fichier de texte, il y a toujours cette barre d'insertion qui flache.
Qui exige.
Je lui dis non
ce soir.
Publié par magoua à l'adresse 9:23 PM 1 commentaires Liens vers ce message
23.5.09
Une belle chanson
Toujours néyé de corrigeage je suis.
Alors un classique en pensant à mon ami Bertrand que j'aimerais bien revoir. Une chanson argentine reprise par un chanteuse française. Assez connue.
Et tiens, une autre. Au Ed Sullican Show. Le droit d'auteur étant coriace en France, même si la chanteuse est morte il y a 46 ans et que la chanson date des années 1930.
Très noir et blamc.
Publié par magoua à l'adresse 10:44 PM 0 commentaires Liens vers ce message
6.5.09
Le gaz
Noyé de corrections je suis.
Toumani Diabaté me les rend moins pénibles. Quand je faisais de la radio, il y avait cette toune que Yves Bernard m'avait mis dans la tête. Il venait à chaque année essayer de convaincre le patron de l'intérêt de la musique africaine et ethniqye en général. Moi, j'aimais bien la musique africaine. Actuel était pour, et je me disais que tant qu'à mettre de la musique de danse, pourquoi pas mettre des musiques du monde, en plus ça fitte dan le mandat radio communautaire du CRTC
J'ai découvert un continent, Me suis jamais rendu à la musique de danse.
Belle chanson que je retrouve: Africa par Songhai, un mélange de musique espagnole et malienne. Toute l'Afrique est là. Nommée par d'autres.
Elle a tant à dire pourtant.
Mais ce que je me demandais vraiment : cette chanson de Brel est-elle sexiste ?
Je ne suis pas féministe,
ce n'est pas normal.
Mais je m'en fous.
Publié par magoua à l'adresse 9:01 PM 0 commentaires Liens vers ce message
2.5.09
Putasserie
Si on se fie à l'envahissement des pubs, Le Monde est plus pute que le New York Tines.
Cyberpresse ou Canoé beaucoup moins, mais il est vrai que ce sont des danseuses.
Publié par magoua à l'adresse 9:23 PM 2 commentaires Liens vers ce message
19.4.09
Tague
Ouais suis en retard. Mais c'était déjà écrit. Il fait trop beau pour bloguer.
Voici donc ma réponse à la tague littéraire qui circulait chez les blogues que je lis.
1. Coins cornés ou marque-page ? J’aime trop les livres pour les corner. J’ai souvent des signets, mais rarement quand j’en ai besoin, alors tout ce qui traîne y passe, factures etc. Ou bien je renverse la livre là où j’en suis. Bon signe si je le reprends.
2. Un livre en cadeau ?
C’est ce que je donne généralement, ça simplifie le magasinage.
3. Lis-tu dans ton bain ?
Suis un homme de douche et les quelques fois que j’ai essayé de lire au bain j’ai trouvé ça très inconfortable.
4. As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
Souvent, mais pas de la littérature. En fait, avoir le temps, j’écrirais un manuel pour chacun des cours que je donne.
5. Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?
Du bien si elles m’accrochent et alors la série y passe en temps record, j’ai lu comme ça les Chroniques de San Francisco dernièrement. Je me souviens il y a trente ans d’avoir séché des cours pour finir le Seigneur des Anneaux. Mais a priori les séries ne m’attirent pas tellement. Pur snobisme de ma part.
6. As-tu un livre-culte ?
Plusieurs. Ado, je prenais les bois avec le Walden de Thoreau. Aujourd’hui, j’ai plutôt des auteurs cultes : Jacques Ferron, Giono, Lewis Mumford., Julien Gracq et tant d’autres.
7. Aimes-tu relire ?
Oui, depuis des années je lis et relis les chroniques d’Alphonse Allais ou de Vialatte en m’endormant. Des fois aussi un Maigret ou un San Antonio pour l’ambiance et les souvenirs de jeunesse.
.
8. Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livre qu’on a aimés ?
Cela m’est arrivé souvent du temps où je faisais de la radio, y compris ceux de livres que je n’ai pas aimé. Sinon, je ne cours pas les rencontres mais comme j’ai un bon ami et voisin dans le milieu littéraire m’est arrivé de rencontrer et d’écluser quelques bières avec des écrivains que j’admire. Suis toujours gêné de leur dire que j’aime leurs livres. Eux aussi je pense, et ce n’est pas le moment non plus. Il s'agit de boire un coup entre amis.
9. Aimes-tu parler de tes lectures ?
Oui sûrement, tout le problème étant de trouver des interlocuteurs.
10. Comment choisis-tu tes livres ?
Au hasard des librairies, par des recommandations d’amis ou d’autres lectures. Je m’encombre aussi de bouquins dénichés pas cher dans les foires, ventes et autres librairies d’usagés. Je ne les lis pas toujours.
11. Une lecture inavouable ?
La Tribune de Sherbrooke ;-)
12. Des endroits préférés pour lire ?
N’importe où pour vu que je sois bien, le plus souvent assis, suis inconfortable couché.
13. Un livre idéal pour toi serait ?
Celui que je n’ai pas lu.
14. Lire par-dessus l’épaule ?
Jamais. C’est trop indiscret.
15. Télé, jeux vidéo ou livres ?
Je n’ai pas de télé, les jeux vidéo m’indiffèrent, mais internet est un gros concurrent.
16. Lire et manger ?
Que des journaux ou revues, les livres se tiennent rarement seuls. Mais parfois quand suis vraiment dedans, il y a moyen de coincer les pages sous une assiette avec un ustensile quelconque pour éviter qu'elles ne glissent.
17. Lecture en musique, en silence, peu importe ?
Peu importe, des fois de la musique ou la radio en fond, mais quand je lis, je n’entends rien.
18. Lire un livre électronique ?
Je lis beaucoup à l’écran de l’ordi, mais je ne vois pas tellement l’idée de m’encombrer d’un bidule supplémentaire.
19. Le livre vous tombe des mains, aller jusqu’au bout ou pas ?
Jamais. J’espère quand même dépasser un jour la page trois d’ À la recherche du temps perdu.
20. Qu’arrive-t-il à la page 100 ?
Ce qui devait arriver.
21. Un livre que tu donnerais à ton pire ennemi ?
Il n’en mérite pas un. Il ne lit probablement pas anyway.
Libellés : q
Publié par magoua à l'adresse 9:18 PM 1 commentaires Liens vers ce message