28 mars 2009

Premières fleurs

Il a fait un temps superbe aujourd'hui. Et voici mes premières fleurs
Des crocus évidemment. Souvent faux signal du printemps réel, il neigera encore, mais il y a un certitude: le cycle des fleurs est en marche.

Et on est deux semaines en avance sur l'an dernier ;-)

27 mars 2009

Limites techno

Je me rends compte que j’ai des limites aux technologies. Je crois que c’est sain. Je ne m’en vante pas tellement. Elles viennent souvent d’une simple paresse. Ainsi Twitter. Suis bien trop lâche pour faire rapport de ce que je fais. D’autant que je pense que ça n’a strictement aucun intérêt pour qui que ce soit.

De même, je n’ai pas de téléphone portable. Si je ne suis pas chez moi, c’est que je suis occupé à autre chose, alors je ne vois pas l’urgence. Suis ailleurs. Sans compter que cela évite cette question ridicule : Té où ? Question oiseuse que la ligne «terrestre» évite. (La métaphore est intéressante: peut-il y avoir une liaison autre que terrestre ?)

Il arrive de temps en temps que le cell d’un étudiant sonne en classe. Ils en sont toujours très gênés et la classe ridiculise souvent le coupable. C’est agaçant, mais j’en profite souvent pour faire remarquer à l'ensemble des étudiants à quel point ils sont esclaves, communicables à merci et obligés de rendre des comptes tout le temps et toujours. Je les rassure ensuite un peu en me traitant de vieux croûton qui n'en a pas besoin.

Leurs réactions perplexes me suffisent.

24 mars 2009

Elis Regina

Pas le temps d'écrire alors...



Voici la seule version brésilienne: Au studio. Parce que toute chanson contemporaine est souvent trichée.


Grande chanteuse.

15 mars 2009

Alleluia !

Ça commence à sentir le printemps.



John Cale chante de Hallelujah de Leonard Cohen, une de mes chansons fétiches que je viens de retrouver. Comme le plaisir de marcher en souliers et sans manteau d'hiver.

7 mars 2009

Ces gens là

Curieux, mais j'ai fais un lien entre cette chanson là et la crise.

Jacqes Brel - Ces Gens La

Faut vous dire, monsieur, que chez ces gens là, on ne pense pas,
on compte.

4 mars 2009

Relâche

Quelle belle invention que la semaine de relâche. Une ville comme Sherbrooke redevient provinciale faute d'étudiants. J'avais prévu la passer à corriger mais comme j'ai du retarder mes examens, me voici avec plus de temps que prévu. Pris enfin cette photo de la rivière Saint-François au parapluie magrittien perdu dans les glaces.Du temps aussi pour décrocher et lire. J'ai mis la main sur une des rares choses de Jacques Ferron que je n'avais pas lues, ses lettres à John Grube. Je pense parfois que c'est dans ses lettres et entretiens qu'on saisit bien la profondeur de Ferron, sur cet étrange pays qu'il sentait, comme un psychanaliste s'identifie à son patient. Il me reste cette phrase parmi tant:

Le Québec est comme une bête vivante ; il n'est pas facile à comprendre. Il ne se serait pas choisi pour héros tant d'hommes forts s'il n'était pas peureux

Tout le problème étant qu'il les choisit louseurs, ce qui lui permet de demeurer dans les limbes. Par peur d'exister.

***
Je ne savais pas trop quoi penser de cette histoire de reconstitution de la bataille des Plaines d'Abraham. Autant il est bizarre de vouloir célébrer une défaite, autant je ne vois pas tellement de problème à laisser jouer aux soldats des adultes déguisés en costumes d'époque. Grâce au site de l'ONF j'ai vu le film de Jaques Godbout sur la question. J'ai un vague souvenir que Le sort de l'Amérique n'avait pas été tellement bien accueilli à l'époque.

Au fond, j'aime bien le point de vue qui ressort du film: les Plaines d'Abraham sont une défaite de la France, pas celle des Canadiens du temps. D'ailleurs la nation canadienne-française n'existait pas encore à l'époque. Là dessus, je suis du même avis que Ferron ou Fernand Dumont: ce qui sera la nation québécoise commence à poindre vers 1840. C'est à dire au moment où Lord Durham saisit la teinte nationaliste des troubles de 1837 au Bas-Canada. alors que la même révolte dans le Haut-Canada n'était que sociale et anti-coloniale. Que ces événements soient suivis par la parution première histoire nationale du Québec, celle de Garneau en est un symptôme évident.

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Une seule chose m'a un peu agacée dans le film de Godbout: ce vieux cliché de l'histoire qui n'est plus enseignée au Québec et que c'est donc dommage. C'est faux. Le problème est plutôt qu'à force de se chercher une légimité scientifique l'histoire n'est plus un récit. Le voudrait-elle qu'elle serait mise en pièces par la post-modernité ambiante. Sans compter qu'elle oblige à penser qu'on a pu vivre autrement, ce qui nuit à la consommation des ménages, seule clef la relance économique.

Et je ne parle pas des obstacles au commerce.